Connaissez-vous les mythes sur l’hyperactivité?

Connaissez-vous les mythes sur l’hyperactivité?

Les mythes sur l’hyperactivité

L’hyperactivité n’est pas fondée sur un diagnostic précis ; parfois méconnu, il génère autour de lui quelques mythes.

Tout d’abord, il est important de savoir que le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité) est un trouble chronique de développement neurologique qui touche environ 3 et 6% des enfants. Ce trouble se caractérise par des symptômes d’inattention, d’’hyperactivité et d’impulsivité beaucoup plus élevée que ce qu’aurait voulu l’âge, l’éducation et le niveau de développement de l’enfant.

 

8 mythes sur l’hyperactivité

En l’absence de base scientifique solide pour diagnostiquer le TDAH, les gens ont créé certains mythes sur l’hyperactivité. Nous allons en évoquer certains:

 

  1. Le TADH n’existe pas : ce n’est qu’une invention de la psychiatrie pour étiqueter les enfants difficiles. Une telle croyance est fausse car bien qu’il n’y ait pas de diagnostic et de test spécifique pour établir l’existence de TDAH, celui-ci existe bel et bien et peut-être lié à différentes causes telles que la génétique ou les lésions du cerveau.
  2. C’est un petit problème qui disparaît avec le temps: l’hyperactivité est un trouble psychiatrique  commun aux enfants et aux adolescents.  Toutefois, de  nombreuses études montrent qu’il peut persister à l’âge adulte dans 30 à 70% de cas.
  3. Le TDAH ne touche que les garçons: Les symptômes sont 4 fois plus accentués chez les garçons que chez les filles ; cela ne veut pas pour autant dire que celles-ci en sont exemptées.
  4. Le TDAH est dû à des allergies alimentaires, à des additifs, à des colorants et à d’autres problèmes environnementaux: en fait il n’y a pas de preuves scientifiques qui peuvent permettre d’impliquer directement tous ces facteurs dans l’apparition de la maladie.
  5. 5. Le TDAH est dû à une mauvaise éducation des parents: c’est trouble neurologique dont les signes n’ont rien à voir avec le comportement d’un enfant normal. Cependant,  certaines situations familiales défavorables peuvent contribuer à en aggraver les symptômes.
  6. L’enfant atteint de TDAH doit aller dans des classes spéciales : même si le TDAH peut affecter les performances scolaires de l’enfant, cela ne veut pas dire que ce dernier n’est pas intelligent.
  7. L’utilisation de psychostimulants entraine des dépendances: L’utilisation correcte des psychostimulants dans les doses indiquées ne produit pas de tolérance ou de dépendance. De nombreuses études ont montré que les enfants qui suivent des traitements de toxicomanie sont en fait ceux qui sont le moins susceptibles d’avoir des problèmes de toxicomanie à l’adolescence et à l’âge adulte.
  8. Il n’est pas bon de donner des médicaments aux enfants: en réalité la décision d’utiliser des médicaments doit être fondée sur une évaluation complète de la gravité et de la chronicité des symptômes de l’enfant par rapport à son âge.

 

Merci à Julien du site ifitness pour la rédaction de cette article